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Khérinos
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Féminin Nombre de messages : 44
Date d'inscription : 15/06/2008

MessageSujet: Un peu de lecture ...   Jeu 7 Aoû - 7:47

Qui dit cheval sur grand écran dit souvent western ou film d’aventures - et pense cinéma américain. Et pourtant, depuis maintenant une vingtaine d’années, les dresseurs du cinéma français ont acquis une réputation internationale.



Les chevaux dressés par Mario Luraschi,
au premier plan de Jeanne d’Arc, de Luc Besson.



Le cinéma vante souvent les prouesses de ses cascadeurs automobiles et en oublie parfois que les exploits équestres ne demandent pas moins de savoir-faire et de prise de risques. La preuve : les producteurs font systématiquement appel aux mêmes spécialistes de renommée mondiale. Avec en tête Mario Luraschi qui, depuis trente ans, a participé à plus de 300 films, non seulement en France, mais aussi aux Etats-Unis. A son actif, des titres prestigieux comme Jefferson in Paris (1994), de James Ivory, Le Hussard sur le toit (1995), de Jean-Paul Rappeneau, avec Juliette Binoche, Capitaine Conan (1996), de Bertrand Tavernier, Le Masque de fer (1997), avec Leonardo Di Caprio et Gérard Depardieu ou encore Jeanne d’Arc (1999), de Luc Besson.

Amoureux des chevaux dès l’âge de douze ans, il se forme en Espagne et au Portugal auprès des plus grands dresseurs. De retour en France, il participe à quelques tournages comme simple exécutant, puis comme responsable à part entière des cascades. Très vite il impose son art, sans jamais se montrer sectaire : "L’équitation est une religion dans laquelle il y a une infinité de chapelles, et je n’appartiens à aucune d’elles, reconnaît-il. C’est pourquoi je suis si bien accueilli par tout le monde."

Installé dans une ancienne ferme, au cœur de la forêt d’Ermenonville (au nord-est de Paris), Mario Luraschi possède aujourd’hui une trentaine de chevaux, tous soumis à rude épreuve. C’est que le maître, d’une exigence absolue, ne retient qu’un cheval de cascade sur les trois qu’il prépare chaque année : "C’est une véritable pièce rare. Environ un cheval sur trente est apte à la voltige simple. Mais uniquement un cheval sur mille est potentiellement capable de faire de la véritable cascade", précise Guillaume Roche, autre cascadeur de génie.

Une relation de confiance



Les chevaux de Mario Luraschi,
dans le western médiéval le Frère du guerrier,
de Pierre Jolivet. D.R


Il faut ensuite un minimum de trois ans pour "former" l’animal, période pendant laquelle Luraschi noue avec lui une relation de confiance qui se passe de punitions ou de récompenses. Chaque jour, les bêtes apprennent à se cabrer, à tomber, à nager, à affronter le feu ou à traverser des vitres... Une fois dressés, seuls les chevaux les plus doués se destineront aux cascades les plus spectaculaires. Les autres seront montés par les comédiens, dont seulement 5 % sont cavaliers au départ.

Pas question pour autant de mettre en péril la vie du cheval : s’il y a le moindre risque, Luraschi préfère encore renoncer à la cascade. "Nous avions envisagé de faire sauter un cheval dans une rivière d’une hauteur d’une dizaine de mètres environ, raconte-t-il sans préciser le titre du film. Nous avions trouvé un site qui semblait convenir et prévu un canot pour récupérer cheval et cascadeur. Mais quand nous avons découvert qu’il n’y avait pas, à proximité immédiate, de grève suffisante pour ramener le cheval au sec en cas de problème, j’ai renoncé à la cascade." Ce qui ne l’a pas empêché de régler les acrobaties spectaculaires du Pacte des loups (2001), de Christophe Gans, avec Vincent Cassel, et du Frère du guerrier (2002), un "western" médiéval avec Vincent Lindon et Guillaume Canet. Qui s’étonnera que son agenda soit rempli jusqu’au début de 2003 ?

Par Franck Garbarz, journaliste à la revue Positif

Cheval : le retour



Le cascadeur Guillaume Roche.


Dans le cinéma français, si Gérard Philipe s’est révélé bon cavalier, de Fanfan la Tulipe (1952) aux Grandes manœuvres (1955), c’est incontestablement Jean Marais qui détient la palme du saut d’obstacles, avec, entre autres exploits équestres, Le Comte de Monte-Cristo (1953), Le Bossu (1959), Le Capitan (1960) et Le Masque de fer (1962).

Avec l’arrivée de la Nouvelle Vague au début des années 60, le cinéma français se veut plus réaliste et renvoie le divertissement en costumes aux oubliettes de l’histoire. Seule une tête brûlée comme Jean-Paul Rappeneau ose signer un vrai film d’aventures, avec chevaux au galop et crinière au vent, Les Mariés de l’an II, en 1971, avec Jean-Paul Belmondo... Le même Rappeneau qui, vingt ans plus tard, met en selle Gérard Depardieu dans Cyrano de Bergerac.

Le cheval aurait-il retrouvé les faveurs des cinéastes français ? La Fille de d’Artagnan (1994), de Bertrand Tavernier, avec Sophie Marceau, et Le Hussard sur le toit (1995), de Jean-Paul Rappeneau (toujours lui !), renouent avec la tradition du cinéma d’aventures. D’autres films suivront, où le cheval tient une place de choix : Les Caprices d’un fleuve (1996), de Bernard Giraudeau, La Veuve de Saint-Pierre (1999), de Patrice Leconte ou Les Enfants du siècle (1999), de Diane Kurys.

Le succès phénoménal du Pacte des loups, de Christophe Gans, en 2001, a ouvert la voie à d’ambitieuses productions qu’on verra bientôt sur les écrans : du western tiré de la fameuse bande dessinée Blueberry, avec Vincent Cassel, à Blanche, comédie d’aventures signée Bernie Bonvoisin - jusqu’au remake de Fanfan la Tulipe, avec Vincent Perez et Inès Sastre, les chevaux ont une carrière assurée devant les caméras du cinéma français...

F. G.

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